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BULLETIN D'INFORMATION

ÉDITÉ PAR LA COMMISSION D'ISRAËL

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LES JUIFS DOIVENT-ILS DEVENIR CHRETIENS

POUR RECOUVRER LA FAVEUR DIVINE ?

ÉDITÉ PAR LA COMMISSION D'ISRAËL

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Avant-propos

Une campagne missionnaire à grande échelle sévit en Israël, les Juifs sont excédés, exaspérés. Les protestants qui prétendent être « une branche du Judaïsme », n’hésitent pas à usurper des identités Juives. Ils se nomment « Juifs messianiques » « Juifs pour Jésus » ou « Juifs accomplis », et organisent de nombreux voyages et pèlerinages en Israël. Il faut savoir que lors d'un récent congrès international de missionnaires à Berlin, ils ont officiellement décidé de s'attaquer en priorité au peuple juif. Les missionnaires sont convaincus que la fin des temps est proche et que J.C. reviendra bientôt : c'est pourquoi ils veulent convaincre un maximum de Juifs de reconnaître leur « messie ».

Nous désirons apporter une aide et un soutien à nos amis Juifs, en les exhortant à demeurer Juif et attendre l’accomplissement de leurs prophéties, leurs promesses. Laissons le Juif à son avenir avec son Dieu ; qu'il reçoive en son temps la grâce que Dieu lui a promise. Laissons la chrétienté en général continuer dans son aveuglement, ainsi que le prédisent également les Ecritures, jusqu'à sa destruction.

Jacques Obojtek

Préambule

Ce qui suit est l'un des 12 articles d'une série spéciale [sur le peuple juif] intitulée « Le peuple choisi de Dieu » parue dans la revue, « The Overland Monthly ». Cette revue fut lancée par le journaliste et auteur Francis Bret Harte et publiée à San Francisco, en Californie. Dans les derniers mois de 1908, il demanda au Pasteur Charles Taze Russell d'écrire une série d'articles sur « Le Dessein Divin » qui commencèrent à paraître en février 1909. La réponse à cette série fut si importante que ses articles sur une variété de sujets continuèrent à paraître mensuellement jusqu'à la mort de C.T. Russell le 31 octobre 1916.

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Si nous employons le mot « chrétien » selon sa signification habituelle (telle qu'il est appliqué aux diverses sectes catholiques et protestantes), notre réponse est non ! Telle n'est pas leur future destinée préfigurée dans la Bible. Nous n'oublions pas que les premiers à être chrétiens à Antioche étaient tous Juifs. Nous n'oublions pas non plus que le « Haut-Appel » pour devenir des Israélites spirituels, des « saints », fut ouvert aux personnes de toute tribu, nation et langue — donc aux Juifs comme aux autres.

Toutefois, nous faisons une grande différence entre les chrétiens de l'époque des Apôtres et le nominalisme qui a cours aujourd'hui comme dans les siècles passés sous le nom de chrétienté. Nous ne voyons pas pourquoi un Juif pieux ne pourrait pas, en parfait accord avec lui-même et dans le plein respect de la religion juive, accepter l'invitation de l'Evangile à devenir un Israélite spirituel. Les Israélites spirituels sont véritablement des Juifs saints qui reconnaissent toutes les promesses de Dieu faites à Abraham et à sa descendance et reconnaissent l'Alliance de la Loi faite avec le peuple choisi de Dieu, au Mont Sinaï, et ne reconnaissent pas seulement les ordonnances terrestres imposées par Dieu mais également les choses célestes, les choses plus élevées, les antitypes, les réalités spirituelles.

Ce sont les erreurs considérables, devenues associées au nom de christianisme, qui rendent le nom et le système de doctrines qu'il représente répulsifs pour les Juifs, répulsifs aussi pour d'autres que les Juifs, pour beaucoup de personnes réfléchies, à la fois à l'intérieur et en dehors des différentes sectes de la prétendue chrétienté.

QUELQUES DIVERGENCES DES JUIFS

 Par bonheur, le fait que le Juif soit de longue date instruit dans le monothéisme constitue son premier obstacle. Il lit dans la Loi : « Ecoute Israël, L'Eternel est notre Dieu, l'Eternel est un. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face » (Deut. 6 : 4 ; Ex. 20 : 3). Avec ce commandement précis qui résonne continuellement dans ses oreilles comme la première et principale déclaration du Décalogue, qu'y-a-t-il d'étonnant à ce que le Juif rejette la doctrine de la Trinité ? C'est vraiment une absurdité pour lui qu'il y ait trois dieux en un Dieu ou — comme quelques autres le formulent, trois personnes ou représentation d'un Dieu — ou, comme d'autres encore le déclarent : trois Dieux égaux en puissance et en gloire avec une unité de but. Pour rejoindre la chrétienté, le Juif devrait accepter cette proposition contre laquelle son sens moral comme son bon sens s'insurgent. Il s'offusque rapidement à la pensée, contraire à toutes ses saintes Ecritures, qu'il puisse y avoir plus d'un Dieu.

Quand d'autres abordent le Juif d'une autre façon, en disant, nous sommes d'accord avec vous, il y a un seul Dieu mais il a réalisé trois manifestations différentes de Lui-même et Jésus était l'une d'elles, le Juif répond : voudriez-vous me faire croire que Jésus était Jéhovah Dieu et que lorsqu'II mourut, le grand souverain de l'univers expira au Calvaire ? Jamais je ne pourrai croire une telle absurdité !

Le trinitaire répond, vous devez croire cela ou être condamné au tourment éternel —  rien de moins ne vous sauvera. Il vous faut croire que Jéhovah Dieu apparut sous la forme d'un homme et que la mort au Calvaire était essentielle au salut de l'humanité. Vous pouvez adopter l'une des deux opinions sur ce sujet (car nous, trinitaires, somme partagés) : vous pouvez dire que lorsque Jésus mourut sur la croix, Jéhovah mourut et que nous fûmes sans Dieu jusqu'au troisième jour suivant, lorsqu'II ressuscita d'entre les morts ; ou alors vous pouvez dire comme d'autres trinitaires que, lorsque Jésus mourut sur la croix, Jéhovah ne mourut pas mais se sépara tout simplement du corps auquel Il s'était associé pendant 33 ans 1/2. Avec ces mêmes trinitaires vous pouvez dire que Jésus fit seulement semblant de prier Jéhovah, L'invoquant comme Son Père — II fit comme si (selon un plan général de supercherie) Dieu, pour un temps, était devenu un homme, comme s'II avait des sentiments et des besoins humains — tristesse, chagrin, faim, soif, sommeil — tout ce qu'il fallait pour entretenir l'illusion.

Quoi d'étonnant à ce qu'un Juif refuse de croire à des propositions aussi irrationnelles et non scripturales concernant Jéhovah Dieu ? Nous estimons qu'il est tout à l'honneur du Juif qu'il ait rejeté une telle déraison et soit resté attaché, depuis des siècles, aux enseignements des Saintes Ecritures (l'Ancien Testament). Nous considérons qu'assujettir le Juif à de semblables conceptions erronées de la Vérité, entravant ainsi sa raison et sa conscience, serait lui causer préjudice.

LES JUIFS N'ONT PAS A ETRE « CHRISTIANISES »

Ces mêmes enseignements ont déjà causé d'incalculables préjudices aux chrétiens, semant une inutile confusion dans les esprits et en amenant beaucoup à l'agnosticisme. Bien loin d'aider les Juifs à adopter de telles fausses croyances, contraires à la fois à l'Ancien et au Nouveau Testament, nous devrions aider les chrétiens à se dépêtrer de ces erreurs éculées, pour revenir aux enseignements simples de Jésus, des Apôtres et des Prophètes.

Les Apôtres démontrent tout à fait clairement le fait en disant que pour les païens « Il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, toutefois, pour nous, il y a un seul Dieu... duquel sont toutes choses... et un seul Seigneur [maître, rabbin], Jésus-Christ, par lequel sont toutes choses » (1 Cor. 8 : 5, 6). Prêtons encore l'oreille à une traduction correcte de Jean 1 : 1-3, 14 : « A un commencement était la Parole ; et la Parole [ou le Logos — Trad.] était avec le Dieu ; et la Parole était un Dieu. Elle était à un commencement avec le Dieu. Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a était fait ... Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d'un fils unique de la part du Père pleine de grâce et de vérité ».

Comme le sujet devient merveilleusement simple et clair lorsque nous acceptons cette explication inspirée des liens existant entre Jéhovah, le Père et le Créateur de toutes choses, qui fut sans commencement : « Dieu, d'éternité en éternité » — et le glorieux Fils de Dieu qui fut Sa première création et par qui Il exerça la puissance qui créa les anges et les hommes. Et ces citations ne sont pas des passages isolés contraires à la pensée globale de l'Ancien et du Nouveau Testament.

En réalité, ils expriment l'essence même de tous les enseignements qu'ils contiennent. Jésus Lui-même déclara qu'II n'était pas venu pour accomplir Sa propre volonté mais celle du Père qui L'avait envoyé. Il affirma d'ailleurs : « Le Père est plus grand que moi — plus grand que tout ». Il dit être venu de Dieu pour faire docilement la volonté divine et avec la promesse d'être à nouveau exalté sur le plan spirituel lorsqu'II aurait achevé l'œuvre que le Père lui avait confiée et pour laquelle Il était stimulé par la « joie qui était devant lui » (Héb. 12 : 2).

Il est vrai qu'II déclara que lui et le Père étaient un ; mais Il démontra qu'II ne voulait pas dire un en tant que personne, mais un en harmonie, en intention et en caractère — puisqu'II ne fit pas Sa propre volonté mais la volonté du Père. Il montra cela en priant pour Ses disciples, dans le même ordre d'idées, « Afin qu'ils soient un comme toi Père, et moi, sommes un », non pas un en tant que personne, mais un en unisson de cœurs, dans la communion avec le Père et la participation à Son esprit (Jean 17 : 11).

De la Genèse à l'Apocalypse, pas un verset des Ecritures ne fait état de la Trinité ni ne laisse entendre qu'il y aurait trois dieux en une personne, égaux en puissance et en gloire. Comme il n'y avait aucun verset, on en fabriqua un, au septième siècle A.D.*, en ajoutant quelques mots en 1 Jean 5 : 7 et 8. Tout érudit en matière biblique connaît cet ajout et sait qu'il n'existait dans aucun manuscrit antérieur au septième siècle. Pourquoi ne dit-on pas aux gens la vérité ? Est-ce l'enracinement profond de cette doctrine dans tous les credo qui fait craindre, en disant la vérité sur ce sujet, de provoquer chez certaines personnes un examen plus attentif des enseignements ? 

* — AD, Anno Domini en latin, soit l'Année du Seigneur, mention qui précédait l'année dans la date des documents anciens et qui signifie « après Jésus-Christ » (par opposition à BC pour les anglophones, qui signifie « avant Jésus-Christ »). 

Nous répondons que des milliers de personnes tombent dans l'infidélité à cause de cette doctrine et des autres fausses doctrines du purgatoire et du tourment éternel. Nous insistons sur le fait que les plus intelligents des chrétiens perdent toute foi en la Parole divine à cause de ces absurdités dont on veut leur faire croire qu'elles sont les plus importants enseignements de la Bible ; alors que, bien comprises, les Saintes Ecritures n'enseignent rien de cela mais, au contraire, donnent la présentation la plus raisonnable, solide et logique que l'on puisse souhaiter, du Plan divin pour le salut de l'homme. Les Juifs se souviendront de leurs Ecritures, par ex. Ezéch. 18 : 4, 20 qui indiquent clairement que « l'âme qui péchera, celle-là mourra », au lieu d'être tourmentée pour l'éternité, et que Dieu interdit à Israël de torturer les enfants par le feu (dans le culte de Moloc), condamnant cela et l'appelant une abomination : « Ce que je n'ai point condamné et qui ne m'est pas venu à la pensée » (Lév. 18 : 21 ; 20 : 2-5 : Jér. 19 : 5 ; 32 : 34, 35).

Il est certain que nous ne devons pas essayer d'amener le Juif aux ténèbres et aux inconsistances auxquelles nous nous efforçons nous-mêmes d'échapper en essayant d'en aider d'autres à le faire. Et si pourtant nous nous appliquions à convertir le Juif à ces inconsistances, la tentative réussirait-elle et a-t-elle réussi au cours des dix-sept siècles passés depuis que la chrétienté a adopté ces erreurs ? Est-ce que pratiquement tous les Juifs n'ont pas déjà été touchés par l'Évangile, touchés par ce pur message que Jésus et les Apôtres prêchèrent et qui est aujourd'hui négligé dans la chrétienté, du moins en ce qui concerne nos doctrines « orthodoxes » ?

EB N°202 p25

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