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André Chouraqui s'est éteint.
09-07-2007

Ce matin, à Jérusalem André Chouraqui est décédé à l'âge de 90 ans.

Né le 11 août 1917, à Ain-Témouchent en Algérie, Nathan André Chouraqui est le fils de Isaac Chouraqui, viticulteur et négociant en céréales, président de la Communauté israélite, chevalier de la Légion d'Honneur, et descendant d'une lignée de rabbins, et de Mele'ha Meyer née d'une famille originaire d'Andalousie.

Avocat, écrivain, historien et homme politique, André Chouraqui s'installe en Israël en 1958.

Secrétaire général adjoint de l'Alliance Israélite Universelle (1947-1953), il en deviendra le Délégué permanent, sous la présidence de René Cassin (1947-1982).

En 1965, André Chouraqui est élu Vice-Maire de Jérusalem.

En 1987, il publie une traduction de la Bible en Français en 26 volumes.

Ce travail de titan le rendra célèbre, tout autant que sa traduction en 1990, du Coran.

Membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence, cet homme de l'Orient, grandi dans une famille juive dont les ancêtres parlaient l'arabe depuis près d'un millénaire, n'a cessé de se battre en faveur de la tolérance, de l'amitié entre les peuples et de la paix.

Que son âme repose en paix.

(Guysen.International.News)

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La Voix du Nord - Edition du mercredi 4 avril 2007

Tombes juives profanées à Lille : les auteurs courent toujours

Après l’émotion, c’était le retour au calme hier au cimetière de Lille Sud où des tombes juives ont été profanées.
De nombreuses questions restent sans réponse : qui ? pourquoi ? Aucun élément nouveau n’a été divulgué.
Martine Aubry a demandé qu’une commission nationale d’indemnisation soit saisie. Pour dédommager au plus vite les familles.

PAR BERNARD VIREL ET BENJAMIN DUTHOIT
region@lavoixdunord.fr PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

– Derniers relevés : Sur place, la police était encore au travail hier matin. Au-delà des éventuels derniers indices pour confondre les auteurs, il s’agissait surtout d’établir un dossier pour la procédure en vue d’un procès qui ne devrait pas manquer d’avoir lieu un jour. Relevés des dégâts, mesures… sans oublier un plan précis pour bien situer chaque tombe abîmée au sein du cimetière… 

– Retour au calme : Dans l’immense cimetière de Lille Sud (33 hectares, le troisième de France), c’était un peu le retour à la normale hier. Des employés qui s’affairent, des familles qui se recueillent ou nettoient la tombe d’un proche… Rien à signaler non plus autour du carré juif : ni périmètre de sécurité, ni vigiles, ni nombreuses allées et venues. Seules les tombes profanées.

– Sécurité : pas de mesures exceptionnelles. Le conservateur du cimetière en question, Hamid Aitali, souligne que « les employés municipaux passent plusieurs fois par jour dans le secteur concerné ». Rien de plus, pas de mesures de sécurité exceptionnelles. Ni à l’entrée du cimetière ni à l’intérieur : il ferme toujours à 18 heures, comme avant. Un proche d’une famille touchée par les dégradations, très énervé, regrettera d’ailleurs l’absence de mesures de sécurité, au moins juste après la profanation.

– Réparations : on attend. « On n’a pas reçu de consignes concernant les réparations, dit le conservateur, la police peut à tout moment encore intervenir, alors on attend. » Autre souci pour agir : « Une tombe est une propriété privée, il faut l’autorisation de la famille pour intervenir. »

– Indemnisation : qui va payer ?
Martine Aubry a adressé un courrier lundi au procureur de la République pour lui demander ce qui pouvait être fait au niveau de l’indemnisation. Elle voulait notamment savoir si la commission nationale d’indemnisation des victimes d’infractions pouvait être saisie. Réponse favorable du procureur qui allait rapidement la saisir et demandait aux familles de se tourner rapidement vers elle (pour plus d’informations, le numéro spécial mis en place : 03  20 30 37 25 – le même que pour l’appel aux témoins). Une indemnisation à envisager toujours dans le cas où les auteurs des faits ne seraient pas retrouvés ou ne seraient pas solvables. Une compagnie d’assurances contactée dit ne pas couvrir ce genre de dommages ni avoir de demandes en ce sens.

– Enquête : rien de neuf. Au niveau judiciaire, pour le moment, aucun élément nouveau n’a été divulgué. Le parquet de Lille s’est refusé hier à communiquer sur cette affaire.

Et ce, dans un contexte de forte médiatisation, afin de préserver la sérénité nécessaire aux investigations. Depuis dimanche, c’est la police judiciaire de Lille qui est chargée de mener l’enquête, avec des renforts de la police technique et scientifique d’Écully (Rhône). Les effectifs mobilisés sont à la hauteur de la gravité des faits. Au total, une quarantaine de policiers sont à pied d’œuvre.

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RELIGIEUX, NON RELIGIEUX, DEMOCRATIE ET JUDAÏSME

Rebbeca Serfaty
dimanche 4 février 2007

En Israël, près de la moitié des Juifs pensent que le judaïsme et la démocratie sont deux caractéristiques également importantes de l’État d’Israël. Ceci est une des données d’un sondage réalisé par l’institut «Moutaguim» pour le site d’information Ynet et l’association Guesher. Ce sondage montre également que 26 % de la population pense que le Judaïsme prime sur la démocratie, 19 % pense le contraire et 3 % dit que le rêve de créer un État juif et démocratique est perdu et qu’Israël n’est pas différent d’autres pays.

Le sondage a été mené au mois de janvier auprès d’un échantillon de 450 personnes représentatives de la population juive. Il montre que la menace la plus grave qui pèse sur l’existence du Peuple juif est l’acquisition de la bombe atomique par l’Iran ; l’hymne national «Hatikva» est la chanson qui éveille le plus fortement un sentiment juif au sein de la population.

Une des données intéressantes du sondage n’apparaît pas dans les résultats mais entre les lignes : aujourd’hui en Israël, le public traditionaliste est devenu un élément dominant et c’est lui qui fixe presque tous les résultats du sondage. En effet, ce sont les réponses des personnes traditionalistes interrogées qui ont dicté la tendance du sondage, du judaïsme au caractère israélien et de la démocratie aux commandements (mitzvot).

La question de l’existence de l’État d’Israël juif et démocratique préoccupe les citoyens depuis le jour de la déclaration d’indépendance. Les résultats du sondage montrent que pour 52 % du public, l’État doit continuer à reposer sur ces deux principes de façon égale. Départageant cette opinion selon les définitions religieuses, il apparaît que 57 % des non religieux, 53 % des traditionalistes, 39 % des religieux et 23 % des orthodoxes sont d’accord. Comparativement, 56 % des religieux pensent que le judaïsme est plus important que la démocratie, 72 % des orthodoxes sont d’accord avec eux.

Concernant le respect du Shabbat, les données sont surprenantes : 58 % des personnes qui ont exprimé une opinion, dont 38 % de non religieux, sont pour la fermeture des magasins le Shabbat afin de préserver le caractère juif du pays. 42 % des personnes interrogées sont opposées à toutes concessions à ce sujet, et 10 % des religieux soutiennent cette opinion.

Quant à la question de la place de la religion dans la direction de l’État, le sondage montre que l’idée de séparation de l’État et la religion est toujours d’actualité. 34 % des orthodoxes et 45 % des non religieux sont d’accord pour dire que les partis politiques religieux sont l’incarnation de la place problématique occupée par la religion dans la direction des affaires de l’État. Les orthodoxes et les religieux sont donc peu enthousiasmés par leurs élus.

Concernant le futur du Peuple juif, 36 % des personnes interrogées ont répondu que la bombe atomique iranienne représente un danger pour la continuité du Peuple juif, 26 % craignent l’assimilation, 20 % l’antisémitisme grandissant dans le monde, 12 % le non respect de la Thora et des commandements. Départageant cette opinion selon les définitions religieuses, il apparaît que plus de 45 % des religieux et des orthodoxes ayant exprimé une opinion sont plus inquiétés par l’assimilation. 46 % des non religieux sont plus préoccupés par les problèmes de sécurité.

80 % des orthodoxes, 58 % des religieux, 40 % des traditionalistes et 23 % des non religieux ayant exprimé une opinion pensent que les médias sont ceux qui montrent le plus d’animosité envers la religion.

36 % du public respecte les rabbins et prennent souvent conseil chez eux ; 42 % font appel à leurs services pour des évènements religieux (Bar Mitzva ou mariage), 10 % pensent que les rabbins sont inutiles au 21ème siècle, et 10 % que ce sont les rabbins qui les éloignent du monde juif. Au sein du public religieux, 3 % pensent que les rabbins n’ont pas lieu d’être et 5 % disent s’être éloignés de la religion à cause d’eux.

Pas moins de 99 % du public pense qu’il faut une éducation juive en Israël. Les opinions sont partagées quant à la question qui doit assurer cettte éducation. 51 % des non religieux pensent que le système éducatif doit remplir ce rôle, 54 % des religieux et des orthodoxes croient que les parents sont les responsables, et presque tous sont d’accord pour dire que les mouvements de jeunesse ont un rôle minime dans l’éducation juive.

Quelle chanson nous fait nous sentir juifs ? Selon les résultats du sondage, c’est la «Hatikva» pour 40 % du public. Pour les orthodoxes, c’est «Adon Olam» ou «Ani maamin» Pour 50 % des religieux, «Ani maamin» est l’hymne alternatif puisqu’il clôt toutes les cérémonies officielles.

Selon Shoshi Beker, directrice de l’association Guesher, le sondage prouve que l’Israélien moyen veut un État juif et différent. Concernant les rabbins, elle pense qu’il faut les former afin qu’ils sachent parler aux non religieux. Concernant le caractère juif de l’État souhaité par 75 % des personnes interrogées, Beker affirme que la question la plus intéressante est comment celui-ci doit-il s’exprimer.

Source Arouts Sheva

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LA REPONSE DE YAD VASHEM A AHMADINEJAD

Yael Ancri
vendredi 26 janvier 2007

Samedi, le 27 janvier, aura lieu la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de la Shoah, instituée l’an passé par l’Onu. A l’approche de cette journée qui sera marquée dans le monde entier par des cérémonies en mémoire des 6 millions de Juifs qui ont péri pendant la Seconde Guerre Mondiale, le mémorial de Yad Vashem a mis en ligne jeudi la version perse de son site Internet. L’idée de faire traduire le site Web est venue aux dirigeants du mémorial après la tenue à Téhéran le mois dernier d’un congrès négationniste. Vidéo

La version perse du site de Yad Vashem comprend une pléthore d’informations sur la Shoah. Ces dernières sont divisées en vingt chapitres, qui suivent l’ordre chronologique de la tragédie. Des dizaines de photos apparaissent tout le long des textes qui traitent de toute l’histoire de la Shoah en partant de la montée au pouvoir en Allemagne des nazis jusqu’aux procès des criminels nazis qui ont eu lieu après la guerre. Le site donne également des informations sur le mémorial Yad Vashem, sur la façon dont il est construit, sur ses buts et ses activités. Il ne représente pas un site en lui-même, mais une branche du site Internet de Yad Vashem ( http://www.yadvashem.org/).

La traduction a été réalisée par Menashé Amir de Kol Israël. Selon Avner Shilo, le directeur de Yad Vashem, vingt mille internautes arabes entrent annuellement sur le site, ainsi que des Iraniens. Cette innovation pourrait permettre d'augmenter ce chiffre et de diffuser en Iran une information différente de celle propagée par le pouvoir. «Nous croyons que le fait de présenter des informations fiables et complètes sur la Shoah aux internautes de langue perse est une importante façon de lutter contre la négation de la Shoah,» a affirmé Shilo.

Parallèlement, le président italien, Giorgio Napolitano, a ouvert jeudi les cérémonies de la journée de commémoration en Italie. En présence du Premier ministre, Romano Prodi, du président du congrès et du sénat et de centaines d’adolescents, le président italien a choisi de transmettre le message suivant : «Disons non à l’antisémitisme, même lorsqu’il est déguisé en antisionisme ! » 

Source Arouts Sheva

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JERUSALEM LIVRE SES SECRETS

Yael Ancri 

jeudi 25 janvier 2007

Jérusalem n'a pas fini de nous étonner et de nous livrer ses merveilles. La ville sainte témoigne sans arrêt du prestigieux passé du peuple juif et l'archéologie met ses outils à la disposition de l'histoire pour dévoiler petit à petit la richesse du passé juif.

Des fouilles archéologiques effectuées dans la Cité de David ont mis à jour une impressionnante rue commerciale, qui était bordée de magasins. La rue, de l’époque du second Temple à Jérusalem, menait du bassin du Shiloah au Temple et servait les pèlerins venus des quatre coins du pays. Sous le niveau inférieur, les chercheurs ont fait des découvertes incroyables : ils ont trouvé des restes de nourriture dans les tranchés qui servaient de cachettes aux derniers des résistants contre l’occupation romaine.

Les fouilles ont duré trois mois et ont permis de faire l’une des découvertes les plus importantes de ces dernières années dans la capitale : une prestigieuse artère principale constituée de marches et datant de l’époque du second Temple. Cette artère servait les pèlerins juifs qui venaient au Temple de Jérusalem lors des trois fêtes. La rue s’étend sur 600 mètres, de la piscine du Shiloah jusqu'au Temple.  Les restes des façades des magasins et le luxe de la rue ont mené les chercheurs à une conclusion importante : cette rue ne serait autre que l’artère principale de la ville à l’époque du second Temple.

Sous le niveau de la rue, des canaux de drainage, qui sont d’ailleurs décrits dans les ouvrages de l’historien Joseph Flavius et qui ont servi aux derniers des résistants à l’occupation romaine. Les archéologues sont arrivés à la conclusion qu’il s’agissait de l’artère principale de la vieille Jérusalem en se fondant sur les écrits de l’historien Fvaius Joseph. Ce dernier décrit la capture par les Romains des Juifs cachés sous terre. Des casseroles et des ustensiles de cuisine, avec des restes de nourriture ont été découverts sur les lieux. Les chercheurs pensent que ces ustensiles servaient aux Juifs qui fuyaient la répression romaine.

Les fouilles se poursuivent actuellement dans le but de dévoiler l’intégralité de la rue. Ce travail prendra au moins trois ans. Cette découverte est particulièrement importante pour connaître la vie des Juifs de l’époque du second Temple. L’excavation n’en est qu’à ses débuts et seuls 30 mètres de l‘artère ont été découverts. Le segment mis à jour par les chercheurs se trouve au bout inférieur de la rue située à proximité de la piscine du Shiloah.

Les fouilles sont réalisées à l’initiative de l’autorité de la nature et des parcs, du site de la Cité de David, de l’autorité des antiquités, du ministère du Tourisme et de la municipalité de Jérusalem.

Source Arouts Sheva

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LE SIONISME TRAHI ?

Par Guy Senbel pour Guysen Israël News

Vendredi 19 janvier 2007

Cette semaine, la vie politique israélienne aura été marquée par de nombreux événements majeurs qui auront retenu notre attention, voire notre souffle ! La démission de Dan Haloutz, l’enquête criminelle au sujet de la privatisation de la banque Leumi dont Ehoud Olmert fait l’objet, l’effondrement de la popularité du gouvernement…, mais c’est une simple news de quelques lignes, publiée dans le « fil d’info » de notre agence de presse jeudi 18 janvier à 11H46 qui mérite réflexion.

          « Un Palestinien converti au judaïsme accusé d'avoir aidé son frère, un terroriste du Djihad islamique. Le parquet de la région de Haïfa a présenté un acte d'inculpation contre Assaf Ben David, alias Hussam Swafta, pour conspiration et aide à l'ennemi en temps de guerre.
Il aurait tenté de se procurer des substances entrant dans la fabrication d'explosifs, destinées à son frère, un terroriste du Djihad islamique abattu par Tsahal avant d'avoir pu recevoir la cargaison. »


Ce fait n'est pas isolé. Il traduit l'inquiétude de la majorité des ''Juifs'' israéliens et doit continuer d’inspirer les réflexions de notre rédaction.
Là, il nous faut rappeler, au risque de déplaire, qu’Israël est la finalité d'une conception sioniste d'un État juif.
Oui vous avez bien lu : d'un État JUIF.
Le dévoiement des mentalités, principalement européennes, est alimenté par le sentiment qu'Israël est un pays extrémiste.
Par extrapolation, cette dérive fait du Sionisme une philosophie ou tout au moins un courant politique extrémiste que les esprits mal intentionnés n'hésitent pas à qualifier de raciste, malgré l’abrogation par l’ONU de la résolution 3379 le 5 décembre 2004, une résolution initialement votée par les Nations Unies en 1975, et qui décrétait que le sionisme était une forme de racisme et de discrimination raciale.

Il est temps de s'alarmer devant cette situation en rappelant que le Sionisme, c'est au contraire le respect d'autrui, quelle que soit sa couleur, sa religion ou ses origines.
De ce principe, il découle que les Juifs ont de droit d'avoir un foyer national sûr et reconnu dans le cadre de ses terres historiques : Israël.
Selon ce même principe, un État palestinien se doit de voir le jour, bien que la notion de peuple palestinien soit le produit d'une conception intellectuelle très récente.

La magnanimité, qui est une constante du peuple juif et du Sionisme, (faisant abstraction de cette malice) entraîne l'acceptation par Israël de ce concept, dont la réalisation est également demandée par la communauté internationale.

Nous en sommes là. Et les négociations, même si elle sont gelées actuellement, sont basées sur l'acceptation par tous de voir s'établir un État palestinien à côté d'Israël.

A côté d'Israël. Pas EN Israël.

Il nous faut également rappeler que l'acceptation par Israël d'un État palestinien se doit d'être assortie de l'acceptation par les palestiniens de l'État d'Israël. Eh bien, ni la majorité du peuple palestinien, ni une partie importante de la ''nation'' arabe, ni même de très nombreux pays du monde musulman, n'acceptent l'existence d'Israël.

Dans ces conditions, il devient très important, si ce n'est vital, d'appliquer quelques règles de sécurité concernant le statut des citoyens arabes d’Israël.

Depuis toujours les citoyens arabes israéliens sont exemptés de service militaire, une obligation à laquelle sont soumis, pendant trois ans, tous les citoyens juifs sans qu'aucune voix ne vienne s'élever pour dénoncer cette particularité.
Juifs ? Pas seulement !
Tsahal compte certes principalement des Juifs, mais aussi des Druzes, des Israéliens d’origine juive, qui ne sont pas juifs au sens de la Loi juive, et qui font montre d’une même bravoure et d’un même sens du devoir vis-à-vis de l’État d’Israël.

L’exemption des arabes israéliens du service militaire, voilà une mesure de sécurité que tout le monde comprend !
Israël est en guerre et doit lutter chaque jour pour son existence. Il lui est interdit de commettre toute imprudence et de voir, par exemple, un soldat arabe, retourner son arme contre ses camarades juifs…, ou druzes.

Dans ces conditions, pourquoi nommer un ministre arabe au gouvernement israélien ?

En vertu de quels principes démocratiques notre État doit-il mettre son existence en péril, en nommant à des postes très importants des citoyens dont le patriotisme est à géométrie variable ?
En vertu de quelle moralité Israël, État juif par définition, doit-il prendre le risque de perdre sa spécificité ?
En vertu de quelle philosophie les Juifs doivent-ils toujours baisser la tête et accepter que d'autres décident à leur place de leur avenir et de leur destinée ?

Les ennemis d'Israël l'ont compris, ils ont au sein même du pays qu'ils cherchent à détruire, une « force » qu’ils peuvent utiliser...
Ils savent qu'ils peuvent compter sur l'assistance d'individus dévoyés qui ont été jusqu'à se convertir, trompant la confiance des rabbins pourtant prudents en la matière, afin de mieux perpétrer des actions terroristes infâmes contre leurs concitoyens.

Un ministre ?

Et pourquoi pas un hymne ?
Et pourquoi pas un drapeau, comme le réclame une partie de la population arabe israélienne et quelques députés arabes siégeant à la Knesset ?

Pour reprendre la pensée d'Herbert Pagani, tant qu'une paix sincère et véritable ne sera pas instaurée avec tous ses voisins, il ne sera pas possible à Israël d'accorder une pleine confiance à ses citoyens arabes israéliens, même si parmi ces derniers, certains ont des compétences indiscutables qui seraient très profitables au pays.

Malheureusement, avec la montrée de l'intégrisme musulman et l'intolérance d'une majorité de nos ''voisins'' palestiniens, l'échéance de rendre ces réflexions obsolètes semble s'éloigner vers un lointain futur.

En attendant, nos hommes politiques actuellement au pouvoir, pour avoir cru aux ''chants des sirènes'', ont dû actionner les sirènes hurlantes afin de prévenir la population que des missiles allaient bientôt leur tomber sur la tête. Missiles d'ailleurs très précis, grâce aux renseignements fournis par des citoyens arabes israéliens à leurs ''frères'' du Hezbollah libanais…

Il n'aura fallu que quelques mois pour que le premier maillon, probablement le « moins pire », de cette chaîne d'irresponsables, jette son tablier.

Ceux qui sont encore en place continuent de rêver et, au lieu de se ressaisir pour sécuriser leur pays, le pays des JUIFS, ils nomment un ministre arabe, dans l’espoir de renouer le dialogue avec les arabes d’Israël...
Pour Amir Peretz, c’est un jour de fête ! Pour le Parti travailliste peut-être, pour les citoyens  d’Israël, la nomination du député Raleb Majadleh au poste de ministre de la Culture, des Sciences et du Sport ne représente rien, sinon la marque d’une faiblesse, le risque d’une trahison.
Qui a osé imaginer ce qu’ont ressenti les victimes de nos faiblesses et des trahisons ?
Qu’en disent les parents de Ehoud Goldwasser, Eldad Reguev, Guilad Shalit ?
Qu’en disent les parents des 158 victimes militaires israéliennes de la dernière guerre du Liban ?

En cette veille de Chabat Rosh Hodesh du mois de Shvat, nos pensées vont vers les parents des trois soldats d’Israël détenus en otage depuis très longtemps, depuis trop longtemps.

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 RETOUR DE LA BIBLE DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

Claire Dana Picard
mercredi 10 janvier 2007


               Il n’y a pas si longtemps, la ministre travailliste de l’Éducation Youli Tamir avait suscité la colère d’une grande partie de la population en proposant de faire figurer le tracé de la Ligne verte sur les cartes d’Israël sur les manuels scolaires. A présent, son ministère propose des changements bénéfiques qui pourraient modifier l’approche culturelle d’un certain nombre d’établissements scolaires du pays.

               Le conseil public pour l’enseignement du Tanakh (la Bible), organisme rattaché au ministère de l’Éducation, a suggéré d’entamer tous les matins la journée scolaire par des récits tirés de la bible. Au ministère de l’Éducation, on tient à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’une obligation mais d’une recommandation du conseil. Ces nouvelles dispositions concernent autant les écoles primaires que les lycées, dépendant du réseau national laïc et religieux.

               Le conseil comprend 39 membres, qui sont des juges, des chercheurs de la bible, des hommes de lettres, des personnages publics, des enseignants, des journalistes etc… Il a été fondé il y a deux ans afin de tenter de combler les lacunes des élèves dans cette matière, lacunes qui ne font qu’élargir le fossé déjà important entre les jeunes laïcs et religieux. Il devrait entamer officiellement ses travaux dès jeudi en présence de la ministre de l’Éducation Youli Tamir, et du directeur général du ministère Shmouel Abouab.

               D’autres activités artistiques et culturelles liées au Tanakh devraient être proposées aux élèves qui participeront notamment à des concours de musique, de dessin et de littérature dans ce cadre. Il est également prévu d’organiser des conférences sur la bible auxquelles seront conviés les parents, les enseignants et les élèves.

               Le directeur général  du ministère de l’Éducation Shmouel Abouab a constaté, à cette occasion, que l’enseignement de la Bible avait été jusqu’à présent négligé et ne faisait plus partie du paysage culturel des jeunes élèves.

               Quant à Drora Halevy, inspectrice principale chargée de l’enseignement du Tanakh, elle a estimé que cette étude renouvelée permettrait d’inculquer aux écoliers des valeurs morales qui les accompagneraient par la suite dans leur vie d’adulte.

Source Arouts 7

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ROSH HASHANA 5767: ISRAËL COMPTE 6.99 MILLIONS D'HABITANTS

David Geller
mardi 19 septembre 2006

               Comme à son habitude à la veille de Rosh Hashana, le Bureau central des Statistiques a publié son rapport annuel sur la population israélienne. Ce document, rédigé sur la base de données récoltées au cours de l'année civile 2005, examine notamment la répartition des différents groupes religieux, l'Alyah, la natalité et la durée de vie des citoyens.

               L'Etat d'Israël compte aujourd'hui près de 7 millions d'habitants (6.99 en décembre 2005). La population juive (76%) représente 5.31 millions (+1.5%) de personnes contre 1.37 millions de musulmans (+ 3 %), sans compter les Arabes de Judée-Samarie et Gaza. 272 200 habitants se considèrent comme "athées" ou "sans religion". 146 000 chrétiens, 115 000 druzes et environ 178 000 ouvriers étrangers vivent également en Israël.  

               Mais ce rapport relève surtout un fait inquiétant que l'on pourrait interpréter comme un appel aux Juifs de la Diaspora: le nombre de citoyens juifs a baissé de 1.8% ces six dernières années. L'arrivée de nouveaux immigrants n'a représenté en 2005 que 13.5% de la hausse de la population, due essentiellement à la croissance naturelle. En tout seulement 21 000 Olim sont montés en Israël en 2005, dont 9 400 immigrants de Russie (44%), 3 600 d'Ethiopie et 2000 des Etats-Unis (+ 5%). L'Alyah française enregistre tout de même une belle hausse de 25 % par rapport à l'année précédente avec 2500 nouveaux immigrants.

               D'autre part, Israël est un pays particulièrement jeune et dynamique. En effet, les enfants âgés de 0 à 14 ans représentent 28% de la population israélienne totale, contre 17% dans la plupart des pays occidentaux. A noter que le nombre de personnes âgées a également progressé: le "troisième âge" représentait 5.6 % de la population en 2005 contre 4.4 % en 1990. Ce chiffre est également le résultat de l'augmentation de l'espérance de vie en Israël: les hommes vivent en moyenne jusqu'à 78 ans et les femmes jusqu'à 82 ans. La population féminine est ainsi toujours majoritaire (pour 1000 femmes il y a seulement 967 hommes).

               Ce qui nous amène à parler des mariages et malheureusement aussi des divorces. Tout d'abord, le nombre de célibataires ne cesse d'augmenter et les jeunes se marient de plus en plus tard: selon les chiffres de l'année 2004 publiés ce mardi, 75%  (72.5% en 2000) des hommes âgés de 20 à 29 ans étaient célibataires contre 57.7 %  (54% en 2000) des femmes. Selon les données de la même période, 5.4 % des hommes étaient divorcés contre 8.7% des femmes.  

               En outre, la natalité est en baisse selon les données de l'année 2005.  Une femme juive met au monde en moyenne 2.84 enfants (contre 2.95 en 2003), tandis que dans le secteur musulman ce chiffre est évalué à 4 enfants par famille.

               Pour conclure, le Bureau central des Statistiques a effectué un découpage de la population juive israélienne et des athées en fonction de la région d'origine des citoyens. 33 % de la population sont des "Sabras" nés en Israël, 39 % sont d'origine européenne ou américaine, 15 % du continent africain et 12.4 % d'Asie. Le groupe le plus dominant reste sans surprise les immigrants d'origine russe (classés dans le groupe européen) qui représentent aujourd'hui plus d'1.1 millions de personnes.

Source Arouts 7

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