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André
Chouraqui s'est éteint.
09-07-2007
Ce
matin, à Jérusalem André Chouraqui est décédé à l'âge
de 90 ans.
Né le 11 août 1917, à Ain-Témouchent en Algérie, Nathan
André Chouraqui est le fils de Isaac Chouraqui, viticulteur
et négociant en céréales, président de la Communauté
israélite, chevalier de la Légion d'Honneur, et descendant
d'une lignée de rabbins, et de Mele'ha Meyer née d'une
famille originaire d'Andalousie.
Avocat, écrivain, historien et homme politique, André
Chouraqui s'installe en Israël en 1958.
Secrétaire général adjoint de l'Alliance Israélite
Universelle (1947-1953), il en deviendra le Délégué
permanent, sous la présidence de René Cassin (1947-1982).
En 1965, André Chouraqui est élu Vice-Maire de Jérusalem.
En 1987, il publie une traduction de la Bible en Français
en 26 volumes.
Ce travail de titan le rendra célèbre, tout autant que sa
traduction en 1990, du Coran.
Membre du comité de parrainage de la Coordination française
pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence,
cet homme de l'Orient, grandi dans une famille juive dont
les ancêtres parlaient l'arabe depuis près d'un millénaire,
n'a cessé de se battre en faveur de la tolérance, de
l'amitié entre les peuples et de la paix.
Que son âme repose en paix.
(Guysen.International.News)
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La
Voix du Nord - Edition du mercredi 4
avril 2007
Tombes
juives profanées à Lille : les auteurs courent
toujours
Après
l’émotion, c’était le retour au calme hier au cimetière
de Lille Sud où des tombes juives ont été profanées.
De nombreuses questions restent sans réponse : qui ?
pourquoi ? Aucun élément nouveau n’a été divulgué.
Martine Aubry a demandé qu’une commission nationale
d’indemnisation soit saisie. Pour dédommager au plus vite
les familles.
PAR
BERNARD VIREL ET BENJAMIN DUTHOIT
region@lavoixdunord.fr PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE
–
Derniers relevés : Sur place, la police était encore
au travail hier matin. Au-delà des éventuels derniers
indices pour confondre les auteurs, il s’agissait surtout
d’établir un dossier pour la procédure en vue d’un
procès qui ne devrait pas manquer d’avoir lieu un jour.
Relevés des dégâts, mesures… sans oublier un plan précis
pour bien situer chaque tombe abîmée au sein du cimetière…
–
Retour au calme : Dans l’immense cimetière de Lille
Sud (33 hectares, le troisième de France), c’était
un peu le retour à la normale hier. Des employés qui
s’affairent, des familles qui se recueillent ou nettoient
la tombe d’un proche… Rien à signaler non plus autour
du carré juif : ni périmètre de sécurité, ni
vigiles, ni nombreuses allées et venues. Seules les tombes
profanées.
–
Sécurité : pas de mesures exceptionnelles. Le
conservateur du cimetière en question, Hamid Aitali,
souligne que « les employés municipaux passent
plusieurs fois par jour dans le secteur concerné ».
Rien de plus, pas de mesures de sécurité exceptionnelles.
Ni à l’entrée du cimetière ni à l’intérieur :
il ferme toujours à 18 heures, comme avant. Un proche
d’une famille touchée par les dégradations, très énervé,
regrettera d’ailleurs l’absence de mesures de sécurité,
au moins juste après la profanation.
–
Réparations : on attend. « On n’a pas reçu
de consignes concernant les réparations, dit le
conservateur, la police peut à tout moment encore
intervenir, alors on attend. » Autre souci pour agir :
« Une tombe est une propriété privée, il faut
l’autorisation de la famille pour intervenir. »
–
Indemnisation : qui va payer ?
Martine Aubry a adressé un courrier lundi au procureur
de la République pour lui demander ce qui pouvait être
fait au niveau de l’indemnisation. Elle voulait notamment
savoir si la commission nationale d’indemnisation des
victimes d’infractions pouvait être saisie. Réponse
favorable du procureur qui allait rapidement la saisir et
demandait aux familles de se tourner rapidement vers elle
(pour plus d’informations, le numéro spécial mis en
place : 03 20 30 37 25 – le même
que pour l’appel aux témoins). Une indemnisation à
envisager toujours dans le cas où les auteurs des faits ne
seraient pas retrouvés ou ne seraient pas solvables. Une
compagnie d’assurances contactée dit ne pas couvrir ce
genre de dommages ni avoir de demandes en ce sens.
–
Enquête : rien de neuf. Au niveau judiciaire, pour
le moment, aucun élément nouveau n’a été divulgué. Le
parquet de Lille s’est refusé hier à communiquer sur
cette affaire.
Et
ce, dans un contexte de forte médiatisation, afin de préserver
la sérénité nécessaire aux investigations. Depuis
dimanche, c’est la police judiciaire de Lille qui est
chargée de mener l’enquête, avec des renforts de la
police technique et scientifique d’Écully (Rhône). Les
effectifs mobilisés sont à la hauteur de la gravité des
faits. Au total, une quarantaine de policiers sont à pied d’œuvre.
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RELIGIEUX,
NON RELIGIEUX, DEMOCRATIE ET JUDAÏSME
Rebbeca
Serfaty
dimanche
4 février 2007
En
Israël, près de la moitié des Juifs pensent que le judaïsme
et la démocratie sont deux caractéristiques également
importantes de l’État d’Israël. Ceci est une des données
d’un sondage réalisé par l’institut «Moutaguim» pour
le site d’information Ynet et l’association Guesher. Ce
sondage montre également que 26 % de la population pense
que le Judaïsme prime sur la démocratie, 19 % pense le
contraire et 3 % dit que le rêve de créer un État juif et
démocratique est perdu et qu’Israël n’est pas différent
d’autres pays.
Le
sondage a été mené au mois de janvier auprès d’un échantillon
de 450 personnes représentatives de la population juive. Il
montre que la menace la plus grave qui pèse sur
l’existence du Peuple juif est l’acquisition de la bombe
atomique par l’Iran ; l’hymne national «Hatikva»
est la chanson qui éveille le plus fortement un sentiment
juif au sein de la population.
Une
des données intéressantes du sondage n’apparaît pas
dans les résultats mais entre les lignes :
aujourd’hui en Israël, le public traditionaliste est
devenu un élément dominant et c’est lui qui fixe presque
tous les résultats du sondage. En effet, ce sont les réponses
des personnes traditionalistes interrogées qui ont dicté
la tendance du sondage, du judaïsme au caractère israélien
et de la démocratie aux commandements (mitzvot).
La
question de l’existence de l’État d’Israël juif et démocratique
préoccupe les citoyens depuis le jour de la déclaration
d’indépendance. Les résultats du sondage montrent que
pour 52 % du public, l’État doit continuer à reposer sur
ces deux principes de façon égale. Départageant cette
opinion selon les définitions religieuses, il apparaît que
57 % des non religieux, 53 % des traditionalistes, 39 % des
religieux et 23 % des orthodoxes sont d’accord.
Comparativement, 56 % des religieux pensent que le judaïsme
est plus important que la démocratie, 72 % des orthodoxes
sont d’accord avec eux.
Concernant
le respect du Shabbat, les données sont surprenantes :
58 % des personnes qui ont exprimé une opinion, dont 38 %
de non religieux, sont pour la fermeture des magasins le
Shabbat afin de préserver le caractère juif du pays.
42 % des personnes interrogées sont opposées à toutes
concessions à ce sujet, et 10 % des religieux soutiennent
cette opinion.
Quant
à la question de la place de la religion dans la direction
de l’État, le sondage montre que l’idée de séparation
de l’État et la religion est toujours d’actualité. 34 %
des orthodoxes et 45 % des non religieux sont d’accord pour
dire que les partis politiques religieux sont
l’incarnation de la place problématique occupée par la
religion dans la direction des affaires de l’État. Les
orthodoxes et les religieux sont donc peu enthousiasmés par
leurs élus.
Concernant
le futur du Peuple juif, 36 % des personnes interrogées ont
répondu que la bombe atomique iranienne représente un
danger pour la continuité du Peuple juif, 26 % craignent
l’assimilation, 20 % l’antisémitisme grandissant dans
le monde, 12 % le non respect de la Thora et des
commandements. Départageant cette opinion selon les définitions
religieuses, il apparaît que plus de 45 % des religieux et
des orthodoxes ayant exprimé une opinion sont plus inquiétés
par l’assimilation. 46 % des non religieux sont plus préoccupés
par les problèmes de sécurité.
80
% des orthodoxes, 58 % des religieux, 40 % des traditionalistes
et 23 % des non religieux ayant exprimé
une opinion pensent que les médias sont ceux qui montrent
le plus d’animosité envers la religion.
36
% du public respecte les rabbins et prennent souvent conseil
chez eux ; 42 % font appel à leurs services pour des
évènements religieux (Bar Mitzva ou mariage), 10 % pensent
que les rabbins sont inutiles au 21ème
siècle, et 10 % que ce sont les rabbins qui les éloignent
du monde juif. Au sein du public religieux, 3 % pensent que
les rabbins n’ont pas lieu d’être et 5 % disent s’être
éloignés de la religion à cause d’eux.
Pas
moins de 99 % du public pense qu’il faut une éducation
juive en Israël. Les opinions sont partagées quant à la
question qui doit assurer cettte éducation. 51 % des non
religieux pensent que le système éducatif doit remplir ce
rôle,
54 % des religieux et des orthodoxes croient que les parents
sont les responsables, et presque tous sont d’accord pour
dire que les mouvements de jeunesse ont un rôle minime dans
l’éducation juive.
Quelle
chanson nous fait nous sentir juifs ? Selon les résultats
du sondage, c’est la «Hatikva» pour 40 % du public. Pour
les orthodoxes, c’est «Adon Olam» ou «Ani maamin» Pour
50 % des religieux, «Ani maamin» est l’hymne alternatif
puisqu’il clôt toutes les cérémonies officielles.
Selon
Shoshi Beker, directrice de l’association Guesher, le
sondage prouve que l’Israélien moyen veut un État juif et
différent. Concernant les rabbins, elle pense qu’il faut
les former afin qu’ils sachent parler aux non religieux.
Concernant le caractère juif de l’État souhaité par 75 %
des personnes interrogées, Beker affirme que la question la
plus intéressante est comment celui-ci doit-il
s’exprimer.
Source
Arouts Sheva
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LA
REPONSE DE YAD VASHEM A AHMADINEJAD
Yael Ancri
vendredi 26 janvier 2007
Samedi,
le 27 janvier, aura lieu la Journée internationale de commémoration
en mémoire des victimes de la Shoah, instituée l’an passé
par l’Onu. A l’approche de cette journée qui sera marquée
dans le monde entier par des cérémonies en mémoire des 6
millions de Juifs qui ont péri pendant la Seconde Guerre
Mondiale, le mémorial de Yad Vashem a mis en ligne jeudi la
version perse de son site Internet. L’idée de faire
traduire le site Web est venue aux dirigeants du mémorial
après la tenue à Téhéran le mois dernier d’un congrès
négationniste. Vidéo
La
version perse du site de Yad Vashem comprend une pléthore
d’informations sur la Shoah. Ces dernières sont divisées
en vingt chapitres, qui suivent l’ordre chronologique de
la tragédie. Des dizaines de photos apparaissent tout le
long des textes qui traitent de toute l’histoire de la
Shoah en partant de la montée au pouvoir en Allemagne des
nazis jusqu’aux procès des criminels nazis qui ont eu
lieu après la guerre. Le site donne également des
informations sur le mémorial Yad Vashem, sur la façon dont
il est construit, sur ses buts et ses activités. Il ne représente
pas un site en lui-même, mais une branche du site
Internet de Yad Vashem ( http://www.yadvashem.org/).
La
traduction a été réalisée par Menashé Amir de Kol Israël.
Selon Avner Shilo, le directeur de Yad Vashem, vingt mille
internautes arabes entrent annuellement sur le site, ainsi
que des Iraniens. Cette innovation pourrait permettre
d'augmenter ce chiffre et de diffuser en Iran une
information différente de celle propagée par le pouvoir.
«Nous croyons que le fait de présenter des informations
fiables et complètes sur la Shoah aux internautes de langue
perse est une importante façon de lutter contre la négation
de la Shoah,» a affirmé Shilo.
Parallèlement,
le président italien, Giorgio Napolitano, a ouvert jeudi
les cérémonies de la journée de commémoration en Italie.
En présence du Premier ministre, Romano Prodi, du président
du congrès et du sénat et de centaines d’adolescents, le
président italien a choisi de transmettre le message
suivant : «Disons non à l’antisémitisme, même
lorsqu’il est déguisé en antisionisme ! »
Source
Arouts Sheva
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JERUSALEM
LIVRE SES SECRETS
Yael
Ancri
jeudi 25 janvier 2007
Jérusalem
n'a pas fini de nous étonner et de nous livrer ses
merveilles. La ville sainte témoigne sans arrêt du
prestigieux passé du peuple juif et l'archéologie met ses
outils à la disposition de l'histoire pour dévoiler petit
à petit la richesse du passé juif.
Des
fouilles archéologiques effectuées dans la Cité de David
ont mis à jour une impressionnante rue commerciale, qui était
bordée de magasins. La rue, de l’époque du second Temple
à Jérusalem, menait du bassin du Shiloah au Temple et
servait les pèlerins venus des quatre coins du pays. Sous
le niveau inférieur, les chercheurs ont fait des découvertes
incroyables : ils ont trouvé des restes de nourriture
dans les tranchés qui servaient de cachettes aux derniers
des résistants contre l’occupation romaine.
Les
fouilles ont duré trois mois et ont permis de faire l’une
des découvertes les plus importantes de ces dernières années
dans la capitale : une prestigieuse artère principale
constituée de marches et datant de l’époque du second
Temple. Cette artère servait les pèlerins juifs qui
venaient au Temple de Jérusalem lors des trois fêtes. La
rue s’étend sur 600 mètres, de la piscine du Shiloah
jusqu'au Temple. Les restes des façades des magasins
et le luxe de la rue ont mené les chercheurs à une
conclusion importante : cette rue ne serait autre que
l’artère principale de la ville à l’époque du second
Temple.
Sous
le niveau de la rue, des canaux de drainage, qui sont
d’ailleurs décrits dans les ouvrages de l’historien
Joseph Flavius et qui ont servi aux derniers des résistants
à l’occupation romaine. Les archéologues sont arrivés
à la conclusion qu’il s’agissait de l’artère
principale de la vieille Jérusalem en se fondant sur les écrits
de l’historien Fvaius Joseph. Ce dernier décrit la
capture par les Romains des Juifs cachés sous terre. Des
casseroles et des ustensiles de cuisine, avec des restes de
nourriture ont été découverts sur les lieux. Les
chercheurs pensent que ces ustensiles servaient aux Juifs
qui fuyaient la répression romaine.
Les
fouilles se poursuivent actuellement dans le but de dévoiler
l’intégralité de la rue. Ce travail prendra au moins
trois ans. Cette découverte est particulièrement
importante pour connaître la vie des Juifs de l’époque
du second Temple. L’excavation n’en est qu’à ses débuts
et seuls 30 mètres de l‘artère ont été découverts. Le
segment mis à jour par les chercheurs se trouve au bout inférieur
de la rue située à proximité de la piscine du Shiloah.
Les
fouilles sont réalisées à l’initiative de l’autorité
de la nature et des parcs, du site de la Cité de David, de
l’autorité des antiquités, du ministère du Tourisme et
de la municipalité de Jérusalem.
Source
Arouts Sheva
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LE
SIONISME TRAHI ?
Par
Guy Senbel pour Guysen Israël News
Vendredi
19 janvier 2007
Cette
semaine, la vie politique israélienne aura été marquée
par de nombreux événements majeurs qui auront retenu notre
attention, voire notre souffle ! La démission de Dan
Haloutz, l’enquête criminelle au sujet de la
privatisation de la banque Leumi dont Ehoud Olmert fait
l’objet, l’effondrement de la popularité du
gouvernement…, mais c’est une simple news de quelques
lignes, publiée dans le « fil d’info » de notre agence
de presse jeudi 18 janvier à 11H46 qui mérite réflexion.
« Un Palestinien converti au judaïsme accusé d'avoir
aidé son frère, un terroriste du Djihad islamique. Le
parquet de la région de Haïfa a présenté un acte
d'inculpation contre Assaf Ben David, alias Hussam Swafta,
pour conspiration et aide à l'ennemi en temps de guerre.
Il aurait tenté de se procurer des substances entrant dans
la fabrication d'explosifs, destinées à son frère, un
terroriste du Djihad islamique abattu par Tsahal avant
d'avoir pu recevoir la cargaison. »
Ce fait n'est pas isolé. Il traduit l'inquiétude de la
majorité des ''Juifs'' israéliens et doit continuer
d’inspirer les réflexions de notre rédaction.
Là, il nous faut rappeler, au risque de déplaire, qu’Israël
est la finalité d'une conception sioniste d'un État
juif.
Oui vous avez bien lu : d'un État JUIF.
Le dévoiement des mentalités, principalement européennes,
est alimenté par le sentiment qu'Israël est un pays extrémiste.
Par extrapolation, cette dérive fait du Sionisme une
philosophie ou tout au moins un courant politique extrémiste
que les esprits mal intentionnés n'hésitent pas à qualifier
de raciste, malgré l’abrogation par l’ONU de la résolution
3379 le 5 décembre 2004, une résolution initialement votée
par les Nations Unies en 1975, et qui décrétait que le sionisme
était une forme de racisme et de discrimination raciale.
Il est temps de s'alarmer devant cette situation en
rappelant que le Sionisme, c'est au contraire le
respect d'autrui, quelle que soit sa couleur, sa religion ou
ses origines.
De ce principe, il découle que les Juifs ont de droit
d'avoir un foyer national sûr et reconnu dans le cadre de
ses terres historiques : Israël.
Selon ce même principe, un État palestinien se doit de
voir le jour, bien que la notion de peuple palestinien soit
le produit d'une conception intellectuelle très récente.
La magnanimité, qui est une constante du peuple juif et du Sionisme,
(faisant abstraction de cette malice) entraîne
l'acceptation par Israël de ce concept, dont la réalisation
est également demandée par la communauté internationale.
Nous en sommes là. Et les négociations, même si elle sont
gelées actuellement, sont basées sur l'acceptation par
tous de voir s'établir un État palestinien à côté
d'Israël.
A côté d'Israël. Pas EN Israël.
Il nous faut également rappeler que l'acceptation par Israël
d'un État palestinien se doit d'être assortie de
l'acceptation par les palestiniens de l'État d'Israël. Eh
bien, ni la majorité du peuple palestinien, ni une partie
importante de la ''nation'' arabe, ni même de très
nombreux pays du monde musulman, n'acceptent l'existence
d'Israël.
Dans ces conditions, il devient très important, si ce n'est
vital, d'appliquer quelques règles de sécurité concernant
le statut des citoyens arabes d’Israël.
Depuis toujours les citoyens arabes israéliens sont exemptés
de service militaire, une obligation à laquelle sont
soumis, pendant trois ans, tous les citoyens juifs sans
qu'aucune voix ne vienne s'élever pour dénoncer cette
particularité.
Juifs ? Pas seulement !
Tsahal compte certes principalement des Juifs, mais aussi
des Druzes, des Israéliens d’origine juive, qui ne sont
pas juifs au sens de la Loi juive, et qui font montre
d’une même bravoure et d’un même sens du devoir vis-à-vis
de l’État d’Israël.
L’exemption
des arabes israéliens du service militaire, voilà une
mesure de sécurité que tout le monde comprend !
Israël est en guerre et doit lutter chaque jour pour son
existence. Il lui est interdit de commettre toute imprudence
et de voir, par exemple, un soldat arabe, retourner son arme
contre ses camarades juifs…, ou druzes.
Dans ces conditions, pourquoi nommer un ministre arabe au
gouvernement israélien ?
En vertu de quels principes démocratiques notre État
doit-il mettre son existence en péril, en nommant à des
postes très importants des citoyens dont le patriotisme est
à géométrie variable ?
En vertu de quelle moralité Israël, État juif par définition,
doit-il prendre le risque de perdre sa spécificité ?
En vertu de quelle philosophie les Juifs doivent-ils
toujours baisser la tête et accepter que d'autres décident
à leur place de leur avenir et de leur destinée ?
Les ennemis d'Israël l'ont compris, ils ont au sein même
du pays qu'ils cherchent à détruire, une « force »
qu’ils peuvent utiliser...
Ils savent qu'ils peuvent compter sur l'assistance
d'individus dévoyés qui ont été jusqu'à se convertir,
trompant la confiance des rabbins pourtant prudents en la
matière, afin de mieux perpétrer des actions terroristes
infâmes contre leurs concitoyens.
Un ministre ?
Et pourquoi pas un hymne ?
Et pourquoi pas un drapeau, comme le réclame une partie de
la population arabe israélienne et quelques députés
arabes siégeant à la Knesset ?
Pour reprendre la pensée d'Herbert Pagani, tant qu'une paix
sincère et véritable ne sera pas instaurée avec tous ses
voisins, il ne sera pas possible à Israël d'accorder une
pleine confiance à ses citoyens arabes israéliens, même
si parmi ces derniers, certains ont des compétences
indiscutables qui seraient très profitables au pays.
Malheureusement, avec la montrée de l'intégrisme musulman
et l'intolérance d'une majorité de nos ''voisins''
palestiniens, l'échéance de rendre ces réflexions obsolètes
semble s'éloigner vers un lointain futur.
En attendant, nos hommes politiques actuellement au pouvoir,
pour avoir cru aux ''chants des sirènes'', ont dû
actionner les sirènes hurlantes afin de prévenir la
population que des missiles allaient bientôt leur tomber
sur la tête. Missiles d'ailleurs très précis, grâce aux
renseignements fournis par des citoyens arabes israéliens
à leurs ''frères'' du Hezbollah libanais…
Il n'aura fallu que quelques mois pour que le premier
maillon, probablement le « moins pire », de
cette chaîne d'irresponsables, jette son tablier.
Ceux qui sont encore en place continuent de rêver et, au
lieu de se ressaisir pour sécuriser leur pays, le pays des
JUIFS, ils nomment un ministre arabe, dans l’espoir de
renouer le dialogue avec les arabes d’Israël...
Pour Amir Peretz, c’est un jour de fête ! Pour le
Parti travailliste peut-être, pour les citoyens d’Israël, la nomination du député Raleb Majadleh au poste
de ministre de la Culture, des Sciences et du Sport ne représente
rien, sinon la marque d’une faiblesse, le risque d’une
trahison.
Qui a osé imaginer ce qu’ont ressenti les victimes de nos
faiblesses et des trahisons ?
Qu’en disent les parents de Ehoud Goldwasser, Eldad Reguev,
Guilad Shalit ?
Qu’en disent les parents des 158 victimes militaires israéliennes
de la dernière guerre du Liban ?
En cette veille de Chabat Rosh Hodesh du mois de Shvat, nos
pensées vont vers les parents des trois soldats d’Israël
détenus en otage depuis très longtemps, depuis trop
longtemps.
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RETOUR
DE LA BIBLE DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES
Claire Dana Picard
mercredi 10 janvier 2007
Il n’y a pas si longtemps, la ministre travailliste de
l’Éducation Youli Tamir avait suscité la colère d’une
grande partie de la population en proposant de faire figurer
le tracé de la Ligne verte sur les cartes d’Israël sur
les manuels scolaires. A présent, son ministère propose
des changements bénéfiques qui pourraient modifier
l’approche culturelle d’un certain nombre d’établissements
scolaires du pays.
Le conseil public pour l’enseignement du Tanakh (la
Bible), organisme rattaché au ministère de l’Éducation,
a suggéré d’entamer tous les matins la journée scolaire
par des récits tirés de la bible. Au ministère de l’Éducation,
on tient à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas
d’une obligation mais d’une recommandation du conseil.
Ces nouvelles dispositions concernent autant les écoles
primaires que les lycées, dépendant du réseau national laïc
et religieux.
Le conseil comprend 39 membres, qui sont des juges, des
chercheurs de la bible, des hommes de lettres, des
personnages publics, des enseignants, des journalistes etc…
Il a été fondé il y a deux ans afin de tenter de combler
les lacunes des élèves dans cette matière, lacunes qui ne
font qu’élargir le fossé déjà important entre les
jeunes laïcs et religieux. Il devrait entamer
officiellement ses travaux dès jeudi en présence de la
ministre de l’Éducation Youli Tamir, et du directeur général
du ministère Shmouel Abouab.
D’autres activités artistiques et culturelles liées au
Tanakh devraient être proposées aux élèves qui
participeront notamment à des concours de musique, de
dessin et de littérature dans ce cadre. Il est également
prévu d’organiser des conférences sur la bible
auxquelles seront conviés les parents, les enseignants et
les élèves.
Le directeur général du ministère de l’Éducation
Shmouel Abouab a constaté, à cette occasion, que
l’enseignement de la Bible avait été jusqu’à présent
négligé et ne faisait plus partie du paysage culturel des
jeunes élèves.
Quant à Drora Halevy, inspectrice principale chargée de
l’enseignement du Tanakh, elle a estimé que cette étude
renouvelée permettrait d’inculquer aux écoliers des
valeurs morales qui les accompagneraient par la suite dans
leur vie d’adulte.
Source
Arouts 7
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ROSH
HASHANA 5767: ISRAËL COMPTE 6.99
MILLIONS D'HABITANTS David Geller
mardi 19 septembre 2006
Comme à son habitude à la veille de Rosh Hashana, le
Bureau central des Statistiques a publié son rapport annuel
sur la population israélienne. Ce
document, rédigé sur la base de données récoltées au
cours de l'année civile 2005, examine notamment la répartition
des différents groupes religieux, l'Alyah, la natalité et
la durée de vie des citoyens.
L'Etat d'Israël compte aujourd'hui près de 7 millions
d'habitants (6.99 en décembre 2005). La population juive
(76%) représente 5.31 millions (+1.5%) de personnes contre
1.37 millions de musulmans (+ 3 %), sans compter les Arabes
de Judée-Samarie et Gaza. 272 200 habitants se considèrent
comme "athées" ou "sans religion". 146
000 chrétiens, 115 000 druzes et environ 178 000 ouvriers
étrangers vivent également en Israël.
Mais ce rapport relève surtout un fait inquiétant que l'on
pourrait interpréter comme un appel aux Juifs de la
Diaspora: le nombre de citoyens juifs a baissé de 1.8% ces
six dernières années. L'arrivée de nouveaux immigrants
n'a représenté en 2005 que 13.5% de la hausse de la
population, due essentiellement à la croissance naturelle.
En tout seulement 21 000 Olim sont montés en Israël en
2005, dont 9 400 immigrants de Russie (44%), 3 600 d'Ethiopie
et 2000 des Etats-Unis (+ 5%). L'Alyah française enregistre
tout de même une belle hausse de 25 % par rapport à l'année
précédente avec 2500 nouveaux immigrants.
D'autre part, Israël est un pays particulièrement jeune et
dynamique. En effet, les enfants âgés de 0 à 14 ans représentent
28% de la population israélienne totale, contre 17% dans la
plupart des pays occidentaux. A noter que le nombre de
personnes âgées a également progressé: le "troisième
âge" représentait 5.6 % de la population en 2005
contre 4.4 % en 1990. Ce chiffre est également le résultat
de l'augmentation de l'espérance de vie en Israël: les
hommes vivent en moyenne jusqu'à 78 ans et les femmes
jusqu'à 82 ans. La population féminine est ainsi toujours
majoritaire (pour 1000 femmes il y a seulement 967 hommes).
Ce qui nous amène à parler des mariages et malheureusement
aussi des divorces. Tout d'abord, le nombre de célibataires
ne cesse d'augmenter et les jeunes se marient de plus en
plus tard: selon les chiffres de l'année 2004 publiés ce
mardi, 75% (72.5% en 2000) des hommes âgés de 20 à
29 ans étaient célibataires contre 57.7 % (54% en
2000) des femmes. Selon les données de la même période,
5.4 % des hommes étaient divorcés contre 8.7% des femmes.
En outre, la natalité est en baisse selon les données de
l'année 2005. Une femme juive met au monde en moyenne
2.84 enfants (contre 2.95 en 2003), tandis que dans le
secteur musulman ce chiffre est évalué à 4 enfants par
famille.
Pour conclure, le Bureau central des Statistiques a effectué
un découpage de la population juive israélienne et des athées
en fonction de la région d'origine des citoyens. 33 % de la
population sont des "Sabras" nés en Israël, 39 %
sont d'origine européenne ou américaine, 15 % du continent
africain et 12.4 % d'Asie. Le groupe le plus dominant reste
sans surprise les immigrants d'origine russe (classés
dans le groupe européen) qui représentent aujourd'hui plus
d'1.1 millions de personnes.
Source
Arouts 7
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