CENTRE ETERNEL DE L'ATTENTION DU MONDE
«
POURQUOI LES ARABES NE DONNENT-ILS PAS
UNE PATRIE AUX PALESTINIENS ? »
Lorsque je regarde une carte du monde, je me demande parfois ce que veut dire cette folle agitation au Moyen-Orient.
Bien entendu, j'écoute les experts, les pontifes et même Henri Kissinger. Puis je regarde la carte et, décidément, cela ne tient pas debout.
Si
je regarde de près, en écarquillant les yeux, je peux apercevoir un pays d'environ 30 000 km². C'est Israël.
Pour
vous donner une idée de la petitesse de ce pays : vous pourriez prendre 40
Israël et les rassembler, le
tout serait encore plus petit que le
Texas. Il doit exister des comtés, voire même des ranchs plus grands qu'Israël.
Le petit état du New Hampshire, dans lequel pratiquement
chaque habitant a droit à la poignée de main d'un
homme politique pendant les primaires des élections présidentielles, est plus grand qu'Israël. Il
en va de
même pour le Vermont. En fait, nous n'avons que quatre états plus petits qu'Israël.
Voyez maintenant la population : environ 4 millions 400 000 habitants. De nombreuses villes en ont d'avantage. New York est beaucoup plus importante. Londres, Istanbul, Bombay et Tokyo également. Vous pourriez mettre trois fois la population d'Israël dans la ville de Mexico. Quant à la ville de Chicago, si vous comptez sa banlieue, elle est presque deux fois plus peuplée.
Ainsi,
nous parlons d'un minuscule point sur la carte.
Au
point de vue superficie, Israël est moins étendu que Belize, le Burundi, Djibouti, à peine plus grand que Fidji,
mais plus petit que Haïti.
On
parle quelquefois du
Japon comme d'un pays petit.
Mais il est presque 20 fois plus grand qu'Israël avec
une population 30 fois plus nombreuse.
Donc,
pour ce qui est des dimensions du pays et de la population, c'est vraiment quelque chose de mignon.
Quoi ! au cours de chaque hiver vraiment rigoureux vous trouverez davantage de Juifs dans le Sud de la
Floride (sept fois plus).
DES
PAYS PLUS GRANDS A PROXIMITÉ D'ISRAËL
Par contre, si vous voulez voir grand, vous n'avez qu'à
dessiller les yeux et regarder certains pays proches d'Israël — ceux qui
essayent depuis 41 ans d'écraser leur minuscule voisin.
La
Syríe, neuf fois plus grande avec trois fois plus d'habitants ; l'Irak, 20 fois
plus grand, 17 millions d'habitants ; l'Iran, 80 fois plus grand avec presque
50 millions d'habitants.
Rassemblez
cette partie du monde en un tout et vous obtiendrez des millions de kilomètres
carrés avec une population plus élevée que celle des États-Unis.
Et
la plupart, à un moment ou un autre, d'une manière ou d'une autre, avec des
fusils, des tanks, par le terrorisme ou l'argent du pétrole, ont essayé
d'écraser
un pays moins grand que le Vermont.
Vous
pourriez penser qu'avec plus de 11.250.000 km² de terre — probablement plus,
mais je ne suis pas tellement fort en maths — et plus de 200 millions de
personnes,
ils ne feraient pas tant d'histoires pour l'équivalent d'une minuscule
portion de biens fonciers et moins de population que n'en comptent beaucoup de
leurs villes.
Mais
au lieu de cela, ils ont passé les 40 dernières années, se faisant passer
pour des idiots, à essayer sans résultat de faire la guerre à ce pays
riquiqui.
INVASION ARABE AU LENDEMAIN DE LA
CRÉATION
DE L'ÉTAT JUIF
Ils
n'ont pas attendu longtemps. Le lendemain du jour où Israël fut reconnu pour
la première fois en tant qu'État, les Arabes envahirent le pays. Ils
s'attendaient à une attaque facile en s'en prenant à un adversaire si peu
nombreux : les Israéliens n'étaient que 800 000 à l'époque.
Au
lieu de cela, Israël les repoussa, faisant passer les Arabes pour des guerriers
parmi les plus incompétents de l'histoire. Mais ils ont essayé à nouveau.
En 1956, 1967 et 1973.
Si l'on regarde en arrière, les Arabes auraient été sages de laisser Israël tranquille — de le laisser irriguer et faire reverdir une terre aride, faire de la soupe de volaille à l'huile et mettre sur pied de petites industries.
Qui
sait, si les Arabes n'avaient pas été si belliqueux, Israël aurait pu
consacrer toutes ses forces à des fins pacifiques. Et aujourd'hui, au lieu de
regarder un poste de télé Sony, nous pourrions
regarder un Goldberg 36.
A présent les Arabes sont furieux parce que Israël a étendu ses frontières.
Bien sûr qu'il l'a fait. C'était la sagesse même. Comme les Arabes
persistaient à attaquer et que Israël les chassait, les Israéliens jugèrent
que, s'ils devaient continuer à endurer un tel conflit, ils feraient bien de se
garder quelques hectares de terrain. Qui plus est, si quelqu'un se servait des
collines avoisinantes pour vous balancer des obus, il faudrait vraiment que
vous soyez stupides pour ne pas le faire
déguerpir de ces collines.
Étant donné la manière d'agir des Arabes, vous pourriez penser qu'Israël
les a traités comme nos ancêtres ont traité les Indiens. (En fait, mes ancêtres
ne sont pas dignes de foi, n'étant pas des WASPs
- White Anglo-Saxon and
Protestant — Anglo-Saxons
et Protestants Blancs). Nous
sommes venus ici, de toutes les façons possibles ; nous avons foulé aux pieds,
commandé, trompé, massacré jusqu'à ce que tout le pays fût nôtre, depuis
la mer jusqu'à la mer de pétrole.
Au contraire, la terre dont Israël a pris possession est
à peine plus grande que Coney
Island [parc d'attraction situé
dans la ville de New York — Trad.].
LES ARABES
DEVRAIENT DONNER UNE
PATRIE AUX PALESTINIENS
Mais nous continuons d'entendre dire qu'il faut une patrie aux
Palestiniens. Vous pourriez penser qu'avec des millions d'hectares de terres
disponibles les Arabes pourraient bien leur trouver un endroit.
La Jordanie est la porte à côté d'Israël. Elle ferait une belle patrie. C'était
d'ailleurs l'idée, à l'origine, quand on créa la Jordanie. Beaucoup de
terrain inoccupé. Même climat. S'ils arrêtaient de dépenser l'argent que
leur procure le pétrole à fomenter des guerres, ils pourraient probablement
transformer la Jordanie en quelque chose qui ressemble à Palm
Springs.
Au lieu de cela, nous voyons ces immenses et, dans certains cas, riches pays, entamer leur cinquantième année de tentative pour envahir un endroit que vous trouvez à peine sur la carte.
E.
B. 203 p. 39
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