ENCOURAGEMENTS A ISRAËL,CENTRE ETERNEL DE L'ATTENTION DU MONDE
SIONISME RELIGIEUX OU POLITIQUE
SUJET ACTUEL TROP IMPORTANT POUR LE TRAITER A LA LEGERE
| « SI JE T’OUBLIE, JERUSALEM, QUE MA DROITE M’OUBLIE ! » — PS. 137 : 5 |
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LE PREMIER SIONISTE EST HACHEM LUI-MEME ! C'EST
DE CETTE FAÇON QUE FUT ETABLI LE FONDEMENT DU SIONISME, MILLE ANS AVANT
QUE LE MOT N'AIT FAIT SON APPARITION DANS LA LANGUE HEBRAÏQUE. En tant qu'embryon, l'idée continua d'exister et elle se développa lorsque Joseph, par la foi, demanda que ses os soient emportés en Canaan, le Pays de la Promesse Gen. 50 : 24, 25 ; mais la « naissance » fut longtemps retardée.
A partir de l'époque de Joseph, deux
cents ans devaient s'écouler encore avant que ne commencent les
douleurs de l'enfantement lors de la Pâque et de la sortie d'Égypte.
Elles augmentèrent en intensité avec l'alliance et la Loi du Sinaï,
et lors de l'errance et de l'état de guerre qui caractérisèrent les
quarante années du Tabernacle avec Moïse. Puis vint la naissance
lorsque, sous la conduite de Josué, Israël jaillit par la brèche
pratiquée dans les eaux divisées du Jourdain pour prendre possession de
ce pays de la Promesse. LA MONTÉE DE SION
Jérémie et le petit nombre de fidèles qui avaient aimé
Sion se lamentèrent lorsque Dieu, dans une colère juste, se tourna ainsi
contre Son peuple. Là-bas, en Babylone, les captifs se rappelèrent. Dans le
pays au delà du grand fleuve, ils pleuraient lorsqu'ils se souvenaient de Sion.
Cependant, une question doit être soulevée —
combien
pleurèrent ?
Il n'y eut que cinquante mille âmes, parmi toutes celles qui
étaient éparpillées dans l'Empire, et la plupart d'entre elles venaient de
deux tribus, Juda et Benjamin. Des femmes, des enfants et quelques vieillards
qui désiraient ardemment que leurs os reposent avec ceux de Joseph dans le
Pays, auraient été comptés parmi elles Esdras 3 : 12, constituant un reste fidèle parmi tout un peuple
oublieux.
Ce fut ensuite le fidèle Néhémie qui retourna, paré des
lettres du Roi. Il exalta l'esprit du peuple. Les murs de la ville furent
reconstruits en dépit de l'opposition des païens, et la porte fut solidement
assujettie à sa place. Jérusalem et Sion se dressaient de nouveau pour
rassurer les fidèles, pour réprouver et avertir les infidèles, et pour
annoncer au Monde que les promesses de Dieu étaient certaines et qu'il ne
rejetterait jamais Israël, Son peuple.
Malgré tout, Jérusalem n'était pas encore libre. Au temps
convenable, le suzerain perse laissa la place au Grec et ensuite au Romain,
tandis que Dieu suivait le modèle de Son jugement d' Ezéch.
21 : 26, 27. De cette façon s'écoulèrent encore quatre cents ans, et
de nouveau, bien qu'en possession de la Cité, du Temple, du Sacrificateur et du
Prophète, la Loi tomba en désuétude dans l'esprit d'un grand nombre.
Assiégée une fois de plus, cette fois par une armée
romaine, la ville tomba, le Temple fut brûlé et Sion ne AUCUN LIEU DE REPOS QUI PEUT DIRE TOUTES LES SOUFFRANCES D'ISRAËL DEPUIS CE JOUR ?
Disparu, le Temple avec son autel dans le Saint.
Disparue, la Sacrificature. Disparu, le Taureau de Propitiation. Disparue, la
ville et ses habitants, puisque le pays était une fois de plus en état de désolation,
et cette fois pour mille huit cents ans Es. 64 : 9-12.
Malgré
tout, l'esprit Juif brilla ici et là, au milieu de l'obscurcissement qui
s'abattit sur l'Europe du Moyen-age Es. 60 : 2,
avec, pour seule conséquence, la spoliation, la violence et une expatriation
supplémentaire.
Alors que leur patrie se trouvait ravagée par la
domination successive des Arabes, des Croisés, des Kurdes, des Mameluks et des
Turcs, les esprits Juifs les plus réfléchis étaient grandement préoccupés
par la Kabbale et le Talmud.
La
lumière de la Torah Ps. 119 : 105 qui les guidait ne
brilla que faiblement au cours de cette époque des ténèbres, à cause du
mysticisme et des commentaires sans fin.
Cependant,
chaque nouvelle vague de persécutions perçait le voile ainsi déposé par
l'esprit humain Es. 55 : 8, 9 pour révéler de
nouveau la Promesse et l'Alliance. Lorsque le véritable besoin et la destinée
d'Israël apparurent de nouveau en toute clarté, le peuple se remit à pleurer
son Messie et à tourner son cœur et ses pensées vers Sion Ps.
77 : 7-20.
Des groupes tels que le Bilu (en Hébreu, les initiales de « Maison de Jacob, viens et allons »), et Hibbat Sion (en Hébreu, « Amour de Sion ») encouragèrent un retour à la Terre Promise et prirent des dispositions pour s'y établir, L'année 1882 vit le début d'une vague d'immigration en Palestine lorsque la première « Aliya » (montée) se mit en route.
Et ainsi, pendant que le grand nombre des
oublieux cherchait une prospérité rapide et, fréquemment, l'assimilation au
sein de la société établie et prospère des Gentils, le petit nombre des fidèles
recherchait sa Terre négligée et son ancienne Promesse. Dans cette contrée
rocailleuse, désolée, à l'aide de quelques outils rudimentaires, une poignée
d'homme nettoya, creusa, irrigua et planta avec foi, et c'est grâce à eux que
le Sionisme évolua de son passé sans perspective vers la promesse d'une
nouvelle ère glorieuse. Le moment était venu où Dieu allait favoriser Sion.
Ps.
102 : 12-14. |
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LE MOUVEMENT MODERNE Le mouvement Sioniste moderne fut bâti sur le fondement inébranlable du désir des Juifs pour leur patrie. Dès le début du dix-huitième siècle, les dirigeants charismatiques des Hassidim, connus sous le nom de « Rebbes », aidés par la lassitude des esprits, le danger constant de la persécution et la misère écrasante de leurs ouailles au milieu des exilés Orientaux, avaient entretenu l'espoir d'un Retour. Un petit nombre, de temps à autre, ajouta la force de l'intention à la foi et ouvrit le chemin du ré-établissement dans l'ancienne Terre, au cours de tentatives courageuses, mais sporadiques et inefficaces. Cependant, il s'agissait là des débuts. Le « temps assigné » — Ps. 102 : 13 appartenait encore à l'avenir et cet impératif religieux qui avait surtout une origine Hassidique, qui n'avait aucun support logistique, ne fit que peu de progrès pour encourager une réimplantation effective. Malgré tout, il entretint une Vision, et une Espérance.
Après la mort d'Herzl en 1904 (un événement qui consterna les travailleurs de la première heure), le mouvement sioniste chancela, mais il fut ranimé par un message inattendu venant d'une source totalement inattendue.
Les
douze articles qui parurent dans le magazine à grand Plus de 4.000 représentants juifs assistèrent à ce meeting et furent enthousiasmés lorsqu'il leur parla de leurs propres prophéties hébraïques, les assurant du retour de la faveur de Dieu et d'un avenir glorieux pour Israël. En raison de l'intérêt manifesté, il publia « Die Stimme » (La Voix), un journal spécial, en Yiddish. Ainsi, avec ses collaborateurs, il souleva un intérêt nouveau pour les prophéties et alluma de nouveau les feux du zèle sioniste concernant les questions religieuses (mais non pas celles qui concernaient les questions de conversion). ON
PEUT SE DEMANDER POURQUOI IL FIGURE SI RAREMENT DANS LA LITTERATURE SIONISTE
JUIVE
En 1914, la Grande Guerre éclata en Europe et
les hostilités touchèrent le Moyen-Orient. En 1917, les Turcs Musulmans
s'enfuirent de Palestine devant l'avance du Général Allenby et du Corps Expéditionnaire
Britannique venus d'Égypte, et, en apparence par miracle, ils laissèrent la
ville de Jérusalem intacte et la Terre elle-même en suspens pour l'avenir.
D'une
société Yiddish, les Marais du Pripet de Minsk, et de l'abjecte pauvreté des
Limites de Dans l'entre-deux guerres, cette Déclaration rencontra l'opposition violente des Arabes, l'hésitation des Britanniques et l'indifférence des Juifs riches. Weizmann déclare que la terre fut achetée, au grand jour, à des Arabes qui en tirèrent grand profit — et non pas avec la fortune des Millionnaires, mais avec l'argent qui se trouvait dans les poches des Juifs pauvres. Zorobabel et Néhémie en auraient sans nul doute éprouvé de la sympathie, se souvenant de leurs propres expériences d' « Aliya » aux temps des rois Perses. |
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